[Série TV] Ascension

Le voyage dans l’espace est une thématique qui m’est chère. Aussi, c’est avec une grande surprise que j’ai appris l’existence de la série Ascension, qui arrive, comme ça, bouscule pas mal de codes, et se barre en ayant foutu le boxon.

Par le côté hautement « spoileresque » que pourrait avoir cet article, je préfère préciser que je ne dévoilerais rien de l’intrigue et de son dénouement ici. Cela reviendrait à gâcher toute forme d’interêt à cette série précisément tenue par le suspense.

 

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Contentons nous de parler du cadre. Il y’a cinquante et un ans de ça, en 1963, un vaisseau spatial, l’Ascension, a secrètement été envoyé dans l’espace par les américains, dans le but de permettre à l’humanité de peupler un nouveau monde, dans le système solaire de Proxima du Centaure.
Evidemment, la technologie étant ce qu’elle était à l’époque du lancement, par certains égards le navire peut sembler rustique, en attestent les écrans cathodiques, ou les ordinateurs rustiques, mais le nombre important de scientifiques et de chercheurs contribue à développer une évolution technologique conséquente.

Les codes sociaux sont représentatifs de ceux connus sur Terre, et un système de classes sociales existe. Si le capitaine du navire est en quelques sortes le président, il existe aux antipodes une frange mal-aimée de laissés pour comptes. Pour garder le nombre exact de six-cent passagers, les naissances sont ainsi régulées par un ordinateur, et il n’est pas rare que des enfants soient considérés comme illégitimes, car leur naissance n’était pas autorisée, soient rejetés du reste de la société.

Alors que le vaisseau s’apprête à franchir le point de non retour, et à fêter le cinquante-et-unième anniversaire du départ, le meurtre d’une jeune fille de haut rang, le premier homicide connu sur l’Ascension, provoque une remise en question de la nature de la mission par les membres d’équipage.

 

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Réussir à pitcher sans trop en dévoiler est difficile, alors on va en rester là pour ce qui est de la présentation. Parlons plutôt maintenant du contenu. La réalisation est tout bonnement impeccable, et la société vivant dans ce vaisseau est criante de réalisme. C’est un point important, d’autant plus qu’il s’agit – je trouve – d’un sujet potentiellement casse-gueule. Dans cette série, l’isolement dans l’immensité, la question du « non-contrôle » et du refus de son destin est une thématique récurrente, illustrée par ce graffiti souvent visible dans les bas-fonds : « No Future ». Les personnages sonnent vrais, l’immensité du vaisseau ne permet jamais d’oublier qu’il s’agit bien d’une communauté, bref, on peut y croire, sans aucun soucis.

Je ferais aussi un passage rapide sur la qualité du casting. Si j’admets que pendant les premières minutes, j’étais quelque peu circonspect, j’ai très vite compris que j’avais tort. Le cast est parfait. Les personnages ont tous une histoire et étonnamment, elle arrive à être suffisamment développée malgré le format de la série.

Si il y’a des tas de façons de réaliser et de faire suivre ce genre de série, par bien des aspects celui choisi par les réalisateurs est étonnant. En six épisodes, l’histoire se développe sans temps morts, et les adeptes du suspense seront ravis. Les révélations ne font pas dans la demi-mesure, et laissent clairement une marque. Nous atteignons du coup ici le seul point noir de la série. C’est trop court ! L’épisode final termine sur un cliffhanger insurmontable, surtout quand on sait qu’aucune suite n’est prévue…

Bref, Ascension m’a beaucoup parlé, vous l’aurez compris, alors prenez un peu de temps pour regarder un truc un peu différent. C’est six épisodes, ça se trouve sur Netflix et surement dans d’autres crèmeries, alors n’attendez plus !

 

L’avis de Bounce : Personnellement très fan des séries qui misent beaucoup sur le suspense, j’ai très vite accroché à Ascension. Il ne m’a fallu que quelques dizaines de minutes pour me convaincre. Chaque épisode est très bien écrit et ne s’embarrasse d’aucune fioriture de sorte à donner de l’importance à chaque personnage et chaque événement, et ça marche très bien. C’est peut-être une bonne chose que la série s’arrête là, juste avant de partir sur un terrain un peu difficile, mais quand même, c’était trop court !

Apoc

J'aime le piment d'espelette.

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