[PC/Xbox 360] Left 4 Dead 1 et 2, coopérons face à la menace zombie grandissante !

« Ce bruit là… C’est pas un tank ? » Bah si, et comme Slein le fait si bien remarquer, un tank dans un couloir, c’est pas bien intéressant… Ah mais au fait, on parle de Left 4 Dead, parce que quelques années plus tard, ça reste une des meilleures expériences vidéoludiques qu’on ait pu faire.

Left 4 Dead, c’est deux FPS du type survival-horror, édités et développés par Valve Corporation pour PC (adapté par Certain Affinity pour Xbox 360 dans le cas du premier). Des jeux à succès s’il en est, avec le premier opus sorti en novembre 2008 ayant fait l’objet de deux prix (prix du meilleur jeu multijoueur et prix du développeur) quand le second sorti un an plus tard a récemment reçu un Steam Award 2016 pour la catégorie « Bien meilleur avec des amis ».

L’action prend place après qu’une épidémie se soit déclarée aux Etats-Unis. Un virus a contaminé la population et semble être responsable de leur mutation. Les infectés deviennent agressifs, violents et, aux antipodes du véganisme, d’énormes consommateurs de chair humaine. Le gouvernement américain déclare l’état d’urgence et met en place la loi martiale. Les ordres sont simples : regrouper les populations saines dans les grandes villes et assurer leur protection par des forces armées. Malheureusement, de si grandes concentrations de civils représentent une proie accessible pour les troupes de mutants. Ils ne craignent ni la douleur ni la mort, en particulier lorsqu’ils ont subi des mutations marginales permettant le développement de certaines capacités (force décuplée, vitesse améliorée, capacité à ruser).

La situation dégénère rapidement. Les populations non infectées sont soit contaminées, soit massacrées. La proportion de mutants croît rapidement. En bref, les grandes villes américaines sont en proie au chaos. Ce contexte contraint rapidement le gouvernement à ordonner la création d’une zone sécurisée. Un endroit extrêmement contrôlé et protégé, regroupant l’ensemble des forces armées ayant abandonné les villes infectées.

Dans ce contexte de panique et d’évacuation précipitée, on vous a laissé pour mort. Avec trois autres survivants, il vous faudra tenter de rejoindre la zone sécurisée par l’armée, en fuyant ou en affrontant les hordes de zombies qui voient en vous leur futur repas.

Dans Left 4 Dead, l’action débute fin 2009, deux semaines après la déclaration de l’infection. Vous incarnez les rôles de Zoey, Louis, Francis et Bill, alors bloqués dans le centre ville de Philadelphie. La ville vient tout juste d’être contaminée et il semble que vous soyez les quatre derniers survivants . Poursuivis par une horde de zombies, dont certains ayant muté bénéficient de capacités spéciales, vous finissez par atteindre le toit d’un immeuble. Quand un hélicoptère passe au-dessus de vous sans réellement vous voir, vous comprenez qu’il vous faudra parvenir à rejoindre la Nouvelle-Orléans et son centre sécurisé par vos propres moyens.

Sa suite, Left 4 Dead 2 débute à la même période. Cette fois-ci, dans la peau de Coach, Nick, Rochelle et Ellis, vous pillez un magasin d’armes abandonné dans le centre de Savannah et accédez ainsi à tout l’attirail nécessaire à votre survie. Tandis que vous vous préparez à rejoindre un point d’extraction, rien ne se passe comme prévu, et vous prenez la route pour la Nouvelle-Orléans en espérant y arriver en vie…

Les deux opus proposent différents modes de jeux :

  • Le mode campagne solo, les trois autres personnages étant alors incarnés par des IA, ou multi-joueur coopératif à quatre. Il s’agit du mode histoire. Les personnages sont présentés sur des affiches de film à chaque épisode, dont les noms évocateurs façon série B laissent vaguement présager de ce qui vous attend.
  • Le mode versus, dans lequel vous contrôlez au choix les survivants ou les infectés spéciaux. Les survivants doivent rejoindre une base et les infectés doivent les en empêcher.
  • Le mode survival vous fera affronter des vagues successives d’infectés auquel il faudra tenter de survivre, mettant vos nerfs et votre habileté à rude épreuve.

Trois modes supplémentaires s’ajoutent au second opus :

  • Le mode collecte, proche du mode versus, vous demandera de collecter des bidons d’essence pour les verser dans un véhicule, un groupe éléctrogène… Bref, alimenter le truc qui vous permettra de vous casser !
  • Le mode réalisme, qui est en fait une sorte de mode campagne hardcore. Le halo entourant les personnages alliés disparaît, les dégâts infligés aux zombies sont réduits, les morts ne réapparaissent pas…
  • Le mode mutation, dont les règles changent toutes les semaines. Versus survie, ultra réalisme, à huit, hémorragie, où la santé baisse au fil du temps, dans la tête, seul les headshots comptent, le dernier gnome sur terre, où vous devrez transporter le nain de jardin à tout prix…

En co-op, le partage et la communication seront indispensables. Sécuriser les environs quand un camarade se soigne, relever quelqu’un qui est tombé d’un toit, distribuer les médicaments et autres packs de soin… Le partage, du simple katana à la pipe-bomb des familles, sera constant, et, entre deux tirs amis, vous serez bien avisés de vous assurer que personne ne traine la patte derrière par manque de soins !

J’ai réellement passé de supers soirées avec mes compagnons de jeu, avec qui nous avons conservé la même tactique et les mêmes positions tout au long des divers épisodes des deux opus. Socio était en tête de colonne, et dirigeait notre progression, étant souvent le premier à tirer lorsque nous rencontrions des obstacles. Derrière lui, Bounce et moi-même, comme soutiens. Apoc se chargeait principalement de surveiller nos arrières. Évidemment, nous avions pas mal de souplesse dans nos positionnement, et il arrivait fréquemment que nous tirions sur nos propres alliés… Je n’étais pas mauvais d’ailleurs à cet exercice.

De cette façon, quand notre cher Apoc poussait ses petits cris – tout à fait masculins, cela va sans dire – en situation de stress, nous savions qu’il était un peu surchargé à l’arrière. C’était généralement Bounce qui allait lui prêter main forte pendant que j’essayais de suivre Socio, dont l’absence totale de terreur était, je pense, liée au fait qu’il coupait son micro pour crier.

Souvent effrayé, stressé par l’environnement sombre, et surtout dans le premier opus, j’ai également eu énormément de fous rires avec les autres survivants. Certaines phrases nous ont particulièrement marquées, comme mon fameux « Un tank dans un couloir, c’est pas franchement intéressant » ou encore Bounce, dans une détresse totale, acculée par une Witch qu’elle venait d’engager, nous suppliant : « Aidez-moi !!!!! J’ai fait une bêtise… ».
Parfois, ce n’était pas de peur ou de rire qu’il s’agissait, mais de colère, comme quand Apoc m’a franchement profondément blessé en confondant un champ de maïs avec… des fougères. C’est d’ailleurs toujours douloureux d’en parler.

Merci les copains pour cette expérience partagée sur Left 4 Dead, et la campagne additionnelle à base de nain de jardin et d’easter-egg mettant en scène Portal… (cf. la campagne additionnelle Suicide Blitz 2).

Enchaîner ainsi les deux opus nous aura procuré que des bons souvenirs. Entre l’immersion dans les moments de grosse tension, et les fous rires intenses dans des situations souvent plus calmes, nous ne pouvons que vous conseiller de faire (ou refaire ?) ces deux excellents jeux, qui donnent au FPS coopératif un goût et une couleur inégalés.

 

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