[PC/PS4] No Man’s Sky, un an plus tard, l’aventure commence pour de vrai

Les petites miettes que j’ai semées ces dernières semaines ne pouvaient conduire qu’à cet article. Un an et trois mises à jour majeures plus tard, No Man’s Sky a t-il corrigé les innombrables défauts qui ont entaché sa sortie ? Et bien voyons cela ensemble…

 

Il y’a donc un an, banja et moi même découvrions l’univers de No Man’s Sky, développé par Hello Games et, bien malheureusement d’après moi, édité par Sony. Victime d’une communication totalement ratée, pour ne pas dire mensongère, le titre a déçu beaucoup de joueurs à sa sortie. On pourra lui reprocher par exemple l’absence manifeste d’un mode multi-joueur, Sean Murray, le mec à la tête du bazar n’ayant jamais vraiment clair à ce sujet, mais laissant très fortement présager sa présence.

A l’époque, banja nous avait gratifié d’un excellent article dédié aux mods et aux optimisations possibles du jeu, afin de profiter, sur PC tout du moins, de l’univers de No Man’s Sky de la meilleure façon possible. Conscients d’avoir pas mal foiré leur sortie, les jeunes développeurs d’Hello Games ont ainsi depuis la release proposé trois ajouts de contenu notables, nous amenant donc à l’article que je suis en train d’écrire. Comme toujours, sur Altered-Reality, on se veut bienveillant envers les sujets que l’on traite, et nous préférons nous abstenir d’écrire sur quelque chose qui ne nous aurait pas plu, alors, levons le suspense une fois pour toute : oui, aujourd’hui No Man’s Sky me fait méchamment vibrer.

 

Vu comme ça, ce monde paraît relativement paisible. Il n’en est rien. J’ai failli crever à cause de la toxicité.

 

Qu’est ce que c’est que l’Atlas ?

No Man’s Sky est un jeu d’exploration spatiale dans lequel l’univers entier est généré de façon procédurale. Vous incarnez un Voyageur. Alors que vous venez de vous réveiller à côté de votre vaisseau crashé, une entité répondant au nom d’Atlas vous invite à partir à sa recherche. Privé de vos souvenirs, vous devrez dans un premier temps trouver un moyen de remettre en marche votre appareil, explorer les mondes et rencontrer les diverses espèces extra-terrestre peuplant l’univers pour découvrir quelle est votre destinée.

Vous êtes un Voyageur certes, mais aussi un pionnier. Chaque nouveau monde visité, chaque nouvelle espèce rencontrée, chaque végétal scanné seront consignés dans votre journal, avec la possibilité de leur donner les noms de votre choix. Votre passage sera surveillé par des Sentinelles, sortes de sondes volantes dont l’origine est inconnue, et gare à vous si vous interférez trop avec la faune et la flore. L’univers, immense, n’attend que vous pour être découvert. Le commerce, le combat, l’exploration, ou bien les trois en même temps, cela sera à vous de choisir votre destinée.

Et de rejoindre le centre de l’univers…

 

Je vous présente mon nouveau meilleur ami : Glorbax 3

 

La mise à jour de l’éclaireur qui lève la fondation de l’Atlas

Il est utile de préciser qu’à l’heure du DLC à outrance, Hello Games propose ses mises à jour majeures gratuitement. Petit tour d’horizon.

Foundation Update :
Disponible depuis novembre 2016, cette mise à jour a apporté pas mal de choses, dont la possibilité de construire des bases planétaires. A l’intérieur, le joueur peut alors cultiver, stocker, se téléporter vers les bases stellaires, et toutes les autres joyeusetés qu’un pied-à-terre peut apporter. De nombreuses modifications de gameplay ont été effectuées, comme par exemple la possibilité d’empiler des objets dans l’inventaire, ou encore l’ajout du menu rapide. D’un point de vue véhicules, il faut également noter l’introduction des vaisseaux cargo et la possibilité d’en acheter. Deux nouveaux modes de jeu font leur apparition, en plus du mode normal. Le mode survie propose une aventure beaucoup plus difficile, dans laquelle les ressources sont bien plus rares et la mort bien plus fréquente, tandis que le mode créatif permet de construire des bases sans avoir à s’inquiéter des ressources à collecter. Enfin, des améliorations techniques notables ont été apportées, que ça soit au niveau de la fluidité, des plantages ou même de certains basiques tels que l’anti-aliasing. Sans jeu de mot aucun, Foundation Update a effectivement amené un socle pour préparer ce qui allait suivre quelques mois plus tard… 

 

« Papa, maman, je vous présente mon nouvel appart ! »

 

Pathfinder Update :
Depuis mars, la version 1.2 permet au joueur de parcourir les planètes à dos de rover, nommés dans le jeu Exocrafts. Fini les longues balades sous les pluies acides d’un monde hostile, et place aux sauts de vingt mètres par dessus les montagnes ! Les bases se diversifient grâce aux nouveaux modules, tout comme le multi-outil et les vaisseaux qui gagnent des spécialisations et des classes, pour qualifier et quantifier leurs performances. Les améliorations s’achètent désormais via des marchands, sur les bases stellaires, grâce aux nanites, que l’on obtient en troquant, fouillant des bases ou en récompense après avoir aidé un NPC. De nouvelles améliorations techniques et graphiques sont proposées, le jeu prenant par exemple en compte les spécificités de la PS4 Pro. Ah, et désormais, un nouveau mode permadeath fait son apparition, utilisant le principe du mode survie pour vous proposer une aventure difficile et… unique.

 

Un grand bruit, des flashs lumineux, et alors qu’il n’y avait rien devant moi il y’a encore quelques secondes, une armada de vaisseaux cargo vient de sortir d’hyper-espace. Et si je craquait la tirelire ?

 

Atlas Rises Update :
Et voilà enfin la dernière version, celle qui m’a relancé sur le jeu et qui me fait tant plaisir. L’introduction du jeu et le chemin menant à l’Atlas ont été réécrits, et, tout en restant relativement nébuleux, sont devenus de fait un peu plus compréhensibles. Le background s’enrichit, notamment avec pas mal de détails en plus sur les races que l’on rencontre, grâce au journal de voyage jusqu’alors absent. Nouvelle histoire, missions contractuelles, carte de la galaxie bien plus lisible, ajout de nombreux détails sur le scanner… Tout le contenu gagne en densité et rend l’exploration et la découverte foutrement plus passionnantes. Rajoutons à ça les traditionnelles améliorations graphiques, les nouveaux types de planètes, et la possibilité de voler à basse altitude – oui, on peut ENFIN passer sous les arches. Ca fait déjà beaucoup, et pourtant, ce n’est pas tout !

Deux éléments majeurs font leur apparition. En premier, le terraforming, qui sera désormais possible grâce à un nouveau module sur votre multi-outil. A vous le remodelage à volonté de l’environnement de votre base.
Le second ajout résonne comme un tremblement de terre. Il s’agit des prémices de ce que tout le monde attend depuis le début : l’apparition d’un ersatz de mode multi-joueur ! Sobrement appelé Joint Exploration, il est maintenant possible de se balader avec d’autres joueurs sous la forme d’orbes, et même de communiquer avec eux grâce au chat vocal in-game. Bien que cela soit tout à fait basique pour le moment, l’évolution du titre vers un mode co-op est engagée et me réjouit !

 

Enfin un peu de détails sur l’univers et les races qui nous entourent !

 

Vers l’infini, et au delà de l’infini !

Il y’a énormément de choses à dire de l’expérience que propose No Man’s Sky. Le gameplay est extrêmement perturbant au début, surtout pour un joueur PC, et demande un peu d’adaptation pour être correctement appréhendé. Les améliorations effectuées depuis sa sortie le rendent cependant beaucoup moins pénible qu’il y’a un an, notamment grâce à l’amélioration générale de l’inventaire ou encore au menu rapide. L’interface est cependant encore un peu obscure, et suivre une mission reste par exemple parfois un poil difficile.

La partie combat est déroutante. Si les quelques espèces autochtones et les Sentinelles ne sont jamais vraiment une menace – une bonne salve de blaster, ça règle bien des problèmes -, je trouve cependant les combats spatiaux d’une difficulté inouïe. Je n’ai pas encore pu expérimenter de vaisseau typé combat, mais jusqu’à maintenant, je me suis fait salement amocher à chacune de mes rencontres avec des pirates.

Le contenu, lui, s’est enrichit. Énormément. Fini les stations peuplées par un pauvre péon solitaire, il est maintenant fréquent d’en voir trois ou quatre à la fois, donnant ainsi une sensation de vie un peu plus importante qu’auparavant. L’apport des missions contractuelles et du nouveau scénario sont également bienvenus, et l’écriture a été pas mal revue, tout comme les interactions avec les NPC. A l’heure où j’écris cet article, je n’ai pas encore beaucoup avancé sur ma base terrestre, et je n’ai pas encore construit d’Exocraft. Et pourtant, malgré vingt-cinq heures passées depuis la mise à jour, j’ai l’agréable sensation d’avoir beaucoup à découvrir.

 

Les missions de contrat sont diverses et touchent à tout. Combat, trade… A vous de choisir ! Elles seront en tout cas indispensables pour améliorer vos rapports avec les autres races.

 

Ca va pas faire exploser le pulsotron !

Il y’a beaucoup à dire sur la technique, et on revient vraiment de très, très loin. Alors que le jeu était terriblement instable et que son framerate était asthmatique, il est aujourd’hui beaucoup plus agréable d’y évoluer, et je ne déplore aucune saccade ou plantage depuis ma reprise ! Les divers tests du net montrent également que les versions PS4 PS4 Pro ont bénéficié de nettes upgrades, avec un bon 30fps maintenu pour la première, et quelque chose proche des 60 pour la seconde. Le clipping lui, imputable à la génération procédurale, est toujours très prononcé, mais beaucoup moins gênant qu’à la sortie du titre.

Il n’est nul besoin d’avoir un moteur graphique au top pour proposer de la beauté. C’est comme ça qu’Hello Games semble voir les choses, et je peux pas trop leur donner tort. Parfois, vous tomberez sur des mondes ou des créatures ridiculement ratés – les aléas du procédural – et d’autre fois, vous ferez face à des panoramas sublimes. Il y’a une certaine inégalité dans la beauté, et je regrette un peu par exemple le design simpliste / simplet des vaisseaux et des bases terrestres, un peu en marge du reste du jeu, d’après moi. En bonus, un mode photo permet maintenant de profiter des magnifiques paysages proposés, voire même de faire des mises en scène plutôt sympas. J’apprécie.

Si il y’a un point sur lequel le jeu n’avait pas besoin de faire d’effort, c’était bien sa bande son. Des bruitages géniaux à l’OST quasi-parfaite proposée par 65daysofstatic, l’ambiance sonore est absolument incroyable. De nouveaux morceaux font d’ailleurs leur apparition avec l’Atlas Rises Update, rajoutant encore un peu plus de bonheur auditif. J’en profite au passage pour conseiller le reste de la discographie du groupe anglais.

 

Ca manque peut-être un peu de flotte, mais c’est quand même pas mal sexy, non ?

 

Cleared for take-off

Si il a été très difficile pour moi d’admettre l’échec de No Man’s Sky à l’époque, je suis finalement content de voir ce qu’il est devenu. Non, la perfection, ça n’est pas pour maintenant, et oui, il y’a encore pas mal de défauts à corriger mais…
…mais chaque seconde passée sur ce jeu me fait ressentir l’envie de ses développeurs de proposer quelque chose d’autre. Certes, la maladresse désormais légendaire dont Sean Murray a fait preuve pour nous le vendre aura fait couler beaucoup d’encre, il n’en reste cependant pas moins que l’on est en face d’un ovni (…) vidéo-ludique, sorti un an trop tôt, et dont tout le potentiel n’a pas encore été exploré.

Il était difficile de le défendre en 2016, mais aujourd’hui, je conseille à tout joueur désireux de tenter une aventure différente et capable de mettre de côté les défauts de gameplay de se lancer. No Man’s Sky n’est pas anodin, n’est pas parfait, n’est pas fini, et pourtant, j’ose dire qu’il est devenu grandiose.

Apoc

J'aime le piment d'espelette.

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