[PC] IVAO, la simulation aérienne s’envoie en l’air ! – Partie 1

Petit, je regardais souvent dans le ciel, pour observer les avions en vol. J’étais heureux de voir Concorde passer, tous les jours, à la même heure, au dessus de nos têtes. Je rêvais d’être pilote d’avion. Des années plus tard, je ne suis pas devenu pilote et je ne travaille pas dans une compagnie aérienne. Enfin, pas dans le monde réel. Virtuellement, je peux être à la fois contrôleur, commandant de bord et PDG de la prochaine Air France. C’est magique, Internet…

 

IVAO, pour International Virtual Aviation Organization, est un réseau permettant à tous d’accéder au joies du pilotage en ligne, ainsi qu’au contrôle aérien, en mettant en relation des gens du monde entier. Voulant se rapprocher autant que possible de la réalité, IVAO propose via ses différentes divisions nationales de nombreux moyens d’apprendre l’univers de l’aéronautique. La phraséologie pointue de cet univers impliquant un investissement important, seuls les vrais passionnés arpentent les cieux virtuels du réseau, mais les débutants soucieux d’apprendre et de s’améliorer y sont évidemment les bienvenus.

 

Ouais, il faisait un peu dégueulasse, lors de ce voyage en Boeing 737-800. (Prepar3d)

 

Envole moi !

Comme dit plus haut, il y’a deux activités principales sur IVAO, et la première est bien entendu le vol, en lui même. Le réseau est à ce jour compatible avec les trois simulateurs majeurs du marché, chacun reposant énormément sur ses divers add-ons d’avions ou de scènes.

Le plus emblématique, Flight Simulator, une licence appartenant à Microsoft, est aussi celui qui devient le plus obsolète. A ce jour, deux versions sont compatibles avec le réseau. FS 2004, réputé pour sa légèreté, mais dont les qualités graphiques sont très loin des standards actuels, est encore très apprécié malgré un suivi désormais quasi nul. Les développeurs d’add-ons et de scènes ne prennent plus le temps de proposer leurs produits dessus, principalement à cause de son âge bien trop important.

Sa suite, Flight Simulator X, sortie en 2006, a été très légèrement dépoussiérée avec son apparition sur SteamFS X est encore compatible avec de nombreux add-ons populaires, mais accuse très sérieusement le poids des années. Sa relative stabilité commence désormais à devenir un sérieux soucis, surtout si vous faites de longs vols. Pour autant, le simulateur se voit encore considéré par les plus gros éditeurs d’extensions tels que PMDG ou Aerosoft, malgré l’absence de support et de mises à jour de la part de Microsoft.

 

Un Boeing 787 dans son milieu naturel (X Plane)

 

Depuis 2010, Lockheed Martin, un avionneur Américain, a racheté à Microsoft le code source de Flight Simulator X et a développé dessus son propre simulateur, dénommé Prepar3D. Proche au point de sembler en être un clone, ce dernier profite cependant de mises à jour constantes, et est aujourd’hui devenu l’un des simulateurs les plus en vogue. Bien que la dernière version, en 64 bits, ne soit pas parfaitement compatible avec IVAOP3D est extrêmement utilisé par les simmers et est compatible avec la majeure partie des add-ons sortis et à venir. L’éditeur propose plusieurs versions de son simulateur, mais celle qui nous intéressera le plus, l’Academic Version est complète et parfaitement adaptée aux particuliers. A titre perso, j’utilise la version 3.4, entièrement fonctionnelle sur le réseau, et dont je suis très satisfait, malgré quelques soucis de stabilité et de plantages.

Enfin, le dernier challenger, X Plane, développé et édité par Laminar Research, est aujourd’hui un réel concurrent à Prepar3D. Graphiquement supérieur – le titre de Lockheed n’a pas énormément amélioré les graphismes un peu datés de FSX, il est aussi reconnu pour son modèle de vol plus réaliste, pouvant par exemple recréer les turbulences de sillage. X Plane 11, la dernière version, a pour lui de tourner en 64 bits et d’être de fait un peu plus optimisé que ne peut l’être son principal adversaire. Il a cependant de grosses lacunes en ce qui concerne les add-ons disponibles, principalement du côté des liners, les gros avions qui transportent des millions de gens au dessus de nos têtes toute la journée.

 

Le plus beau des oiseaux…

 

Retour vers le passé

Parmi les tonnes d’avantages que procurent le pilotage en ligne, l’un des plus évident est de pouvoir choisir de voler avec des appareils qui ne sont plus en service aujourd’hui. Je pense évidemment à notre regretté Concorde, mais aussi aux Caravelles et autres Lockheed Tristar. Il est parfois jouissif de voir un revenant au détour d’un taxiway de Roissy – Charles de Gaulle, tout en ayant un contrôleur assez aimable pour vous laisser l’admirer au décollage ! Bien que les équipements parfois un peu désuet soient, en tout cas pour les amateurs comme moi, plus compliqués à prendre en main, cela fait également partie du charme de l’activité de se prendre la tête à comprendre comment maintenir un coucou en l’air.

Les avions récents ne sont cependant pas en reste. La majeure partie des gros porteurs célèbres sont disponibles. Si les freewares ont pour eux la qualité d’exister, à défaut de simuler correctement les appareils, de nombreux éditeurs vendent à prix d’or des reproductions bien plus fidèles de nos Airbus ou autres Boeing préférés. De même, de nombreux outils existent, tels qu’Active Sky 16, qui permet de rendre la météo le plus réaliste possible, et on se fait très vite avoir à dépenser pour en acquérir un de plus.

L’expérience d’une compagnie virtuelle est également très enrichissante. De nombreuses Virtual Airlines existent et accueillent les débutants pour les aider à faire leur premiers pas. Non content de vous apprendre à manier un joystick, beaucoup de ces compagnies organisent des vols groupés et autres ponts aériens. En marge, certaines compagnies jouent la carte du réalisme. De la réalisation de vols existants dans le réel, à la porte d’embarquement près, à la gestion complète de la flotte d’appareils, il est très facile de trouver son bonheur.

 

Webeye est un site web relié à IVAO permettant de voir en temps réel les pilotes et les contrôleurs connectés.

 

Autorisé décollage piste 20

Evidemment, le sel d’IVAO est dans les interactions que l’on a entre pilotes, mais aussi avec nos amis perchés dans leur tour de contrôle ! Si je compte bien faire un article dédié à cet aspect du réseau, sachez tout de même que l’un des intérêts principaux de la simulation est de recréer la relation pilote-contrôleur de la vraie vie, en tentant de respecter au maximum les procédures réelles ainsi que la phraséologie. En tant que loisir, il est impossible de staffer toutes les positions contrôlables de tous les aéroports en permanence, et de temps en temps, les simmers passeront par une fréquence de contrôle, la fameuse Unicom 122.800, où ils donneront via texte des informations brèves sur leurs intentions pour informer les autres trafics environnants.

Le reste du temps, la progression dans les cieux est surveillée par les ATCAir Traffic Controllers, qui selon leurs attributions donneront des caps, des autorisations, voire même engueuleront les pilotes ne respectant pas les consignes… L’apprentissage de la phraséologie est indispensable, mais de nombreux manuels simples et faciles à assimiler sont disponible sur le site de la division France. Il n’y a rien de plus grisant que de collationner une consigne et un vol de plusieurs heures sera on ne peut plus jouissif si quelqu’un vous attend à votre destination pour vous autoriser à atterrir.

 

Ah… la Corse… J’ai beau la quitter souvent, j’y reviens tout le temps…

 

Embarquement immédiat

Il y’a encore des milliers de choses que j’aimerais aborder dans cet article, mais le temps me manque. Et puis bon, si tout ce que j’ai évoqué avant vous a un peu interloqué, rien ne vous empêche d’aller y jeter un oeil ! Quoi qu’il en soit, le prochain article sera dédié à la partie contrôle aérien, un autre aspect que je pensais apprécier, et que finalement j’adore !

Fly safe !

Apoc

J'aime le piment d'espelette.

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