[Switch] Ultra Street Fighter 2, turbo hd remix double impact triple lootz

1993, de bon matin, le téléphone sonne. Maman Apoc décroche. Elle me dit de venir prendre le combiné. C’est mon pote J-C qui me somme de vite débarquer chez lui. Il vient d’avoir la Super Nintendo et il y’a un jeu incroyable dessus. Ni une, ni deux, j’enfile un truc et je descends la rue pour arriver chez lui. Et c’est ainsi que j’ai fait connaissance avec la plus mythique des licences de jeu de combat : Street Fighter 2. Vingt-quatre ans plus tard, je découvre son ultime édition sur SwitchPERFECT ! Ha ha ha ha ha…

 

Ultra Street Fighter 2: The Final Challengers est donc un jeu développé et édité par Capcom, sorti le 26 mai 2017 sur Nintendo Switch. Il s’agit de la huitième version de ce deuxième opus, qui a eu une sacrée vie depuis sa sortie d’origine en arcade en 1991. Il s’agit donc d’un jeu de versus fighting 2D, qui a tout simplement créé le genre à l’époque et inspiré tous ceux que l’on connait à ce jour.

 

Dee JayBlanka et tous les autres combattants de la saga Street Fighter 2 sont de retour au casting !

 

SF2 est assez connu pour que je n’ai pas besoin de vous faire une explication détaillée du jeu. Cet opus est donc une évolution de Super Street Fighter II Turbo (ouf…) dont il reprend le cast intégral en ajoutant deux personnages Evil Ryu et Violent Ken, versions pas très contentes de nos célèbres héros, proposant d’ailleurs un gameplay proche de celui d’Akuma à certains égards. Ainsi, aucun dépaysement, tout ce qui était présent avant est présent aujourd’hui. Concentrons nous donc sur les nouveautés.

 

Le dramatic battle permet de réaliser des chorégraphies originales à deux face à des ennemis un poil plus coriaces que d’habitude.

 

Commençons par le contenu. Aux classiques modes arcade, training et versus viennent s’ajouter deux modes de jeu originaux. Le premier, sobrement appelé coop, fait fortement penser au dramatic battle des Street Fighter Alpha, dans lequel deux personnages en affrontent un autre, beaucoup plus puissant. Fan absolu de ce mode, j’étais vraiment impatient de le retrouver dans cet opus. Il est donc possible d’y jouer à deux en local ou avec un personnage contrôlé par l’ordi. Je regrette cependant l’absence d’un mode online, qui aurait vraiment eu du sens.

Ici, les deux joueurs vont donc partager la même barre de vie lors d’un combat, qui ne regagnera tout au plus que quelques points de vie à la fin de celui-ci. L’ennemi, lui, aura bien une barre de vie neuve entre chaque round. Comme je disais plus au dessus, j’aimais beaucoup ce mode sur SFA3, et ça me fait vraiment plaisir d’en retrouver une variante, même si je suis un peu déçu de sa faible durée de vie. Seulement quatre combats, c’est un peu chiche, Capcom !

 

L’étrange « Voie du Hado » dont l’intérêt ludique me dépasse… Vous assistez à un Tatsumaki… Oui…

 

La seconde originalité est donc La voie du Hado. Tirant partie des joy-cons, il s’agit de combattre en vue première personne une série d’ennemis, en faisant de grands gestes censés symboliser les différents coups de Ryu, tels que le Hadoken, le Tatsumaki ou encore le Shoryuken. Pour être honnête, de mon point de vue, je vois là une tentative de justifier les joy-cons faite à l’arrache et dont on se passe très volontiers. J’aurais nettement préféré que le temps passé à créer ce mode soit dépensé au coop, voire à rajouter du contenu scénarisé – je sais que je suis un cas, mais j’aime bien les histoires dans les jeux de combat ! Bref, un p’tit tour et puis s’en va.

 

Pour les nostalgiques, un mode oldschool vous permettra de vous remémorer le jeu tel qu’il était à l’époque.

 

2017 oblige, le jeu a subi un lifting à l’image de la version Xbox Live Arcade, le dénommé… Super Street Fighter 2 Turbo HD Remix (rien que ça). Bien qu’honnête, le résultat n’est pas incroyable, ayant parfois des allures de jeu Flash, surtout au vu des productions contemporaines. Mais est-ce vraiment ce qu’on cherche quand on joue à ce jeu ?
La bande son a aussi été refaite et même si la version Xbox susnommé m’avait particulièrement fait kiffer – à l’époque composée de remixes réalisés par les gars de Newsground  celle-ci n’est pas en reste. Les thèmes survoltés de CammyRyu ou encore Ken restent des tueries et je prends un plaisir incroyable à tabasser des tronches en les écoutant. Petit effort sympathique, il est possible de repasser à la version d’antan des graphismes et des bruitages très rapidement via les options. Sympa pour le côté rétro, mais les bandes noires sur les côtés m’ont vite fait revenir au mode HD.

Le gameplay lui n’a pas vraiment changé. Quelques ajustement par-ci, par-là, l’ajout de la déchoppe, rien de bien choquant. Bien que n’étant pas expert, j’ai tout de même l’impression d’un équilibrage un peu bancal, avec l’arrivée des deux nouveaux personnages, particulièrement rapides et puissants, et le nerf d’autres comme DalshimChun-Li ou Honda. Quoi qu’il en soit, n’importe quel néophyte se fera plaisir en prenant le pad en main. Et je dis bien le pad, parce que jouer à Street aux joy-cons est une gageure.

En online, aucun problème particulier ne m’est apparu. Si votre adversaire est éloigné, le combat sera hachuré par le lag, mais en jouant contre des anglais, français et allemands, je n’ai pas eu de soucis notables. La recherche de combats en ligne pouvant se faire pendant le jeu solo, interrompant alors celui-ci, cela évite l’attente un peu pénible que l’on peut se taper dans ce genre de jeux.

 

Ca, c’est de la punchline…

 

En conclusion, que penser de ce Ultra Street Fighter 2 ? Fan de la première heure, j’étais obligé de me le procurer, et dans l’ensemble je suis très satisfait. Les sensations sont là, les combattants sont toujours aussi cools et globalement le titre assure de passer de bon moments, online comme en local. Si le prix de 34.99€ peut paraître un peu élevé pour un joueur occasionnel, tout fan de jeu de baston possesseur de la Switch devrait être heureux de pouvoir remettre les mains sur ce bon vieux Street. Passé les améliorations light, les modes de jeux faméliques et l’upgrade graphique poussif, on reste dans la pure nostalgie et le bon kiff.

Alors non, ce n’est pas un perfect, mais moi, j’adhère.

 

Apoc

J'aime le piment d'espelette.

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