[PC/Xbox One] Gears of War 4, ça flogoute pas mal quand même…

Splashboooom et « Et meeeerde ! » sont des sons que vous entendrez souvent, si vous aussi vous lancez Gears of War 4. Si la première trilogie m’avait particulièrement enchanté – on s’est refait la version Ultimate Edition du premier récemment avec Bounce -, je n’attendais rien de particulier de ce nouvel opus. Pas dans le sens négatif hein, mais que je savais que ça me plairait. Et ben ouais, ça me plait !

Sorti le 11 octobre dernier, Gears of War 4 est donc développé par The Coalition, à qui l’on doit déjà le remake du premier opus, et édité par Microsoft Studios. Selon la volonté récente de Microsoft, le jeu est jouable sur Xbox One et sur Windows 10, comme tous les nouveaux jeux édités par la firme de Redmont. Même si d’après moi, le Windows Store n’est pas un monstre d’ergonomie, je trouve l’initiative géniale, sachant qu’il est possible aux joueurs One et PC de jouer ensemble.

jpgY’a du vent non ?

 

Se déroulant vingt-cinq ans après les évènements de Gears of War 3, le jeu nous met dans la peau de JD Fenix, fils de Marcus, le héros des épisodes précédents, ayant fraîchement déserté les rangs de la CGU. Avec lui, Del, autre déserteur et Kait, une jeune femme, membre d’un village de renégats refusant la politique de la CGU, représentée par leur chef, Jinn.

Pour éviter de spoiler et de casser un peu le côté fan-service du jeu, je vais me contenter de vous dire que rapidement, tout partira en cacahuètes, et obligera les trois personnages à aller casser des gueules.

Concrètement, tout l’intérêt du titre, pour moi, consiste en son excellent mode campagne en co-op. L’hôte jouera alors JD, tandis que le second joueur jouera Kait ou Del. Malgré une vraie galère à le faire fonctionner – il nous aura fallu trois heures, dix milliards de manips pour finalement nous rendre compte que le pare-feu Windows doit être activé pour que l’on puisse jouer ensemble -, aucun problème n’a été signalé au fur et à mesure de la progression dans le jeu. Seul un bug un poil embettant est apparu, apparement commun à tous ceux qui utilisent la combinaison clavier/souris. Au début du chapître trois, la touche « Z » du clavier ne fonctionne plus, empêchant alors de faire avancer le personnage. Bounce et moi même avons constaté le soucis, qui, comme dit plus haut, est connu sur les forums GoW. Pas de panique, il suffit temporairement de jouer avec une autre touche (« é » par exemple), et tout revient dans l’ordre au bout de dix ou quinze minutes.

 

518894-gears-of-war-4-for-pc« On s’appelle, on s’fait une bouffe ? »

 

Au niveau des mécaniques de gameplay, pas de gros chamboulement dans l’absolu. Le rechargement rapide est toujours de la partie, le système de couverture n’a pas changé d’un iota, bref, on est pas dépaysé. Quand un allié tombe au sol, il est possible de le relever, et c’est d’ailleurs souvent les copains IA qui sont venu nous remettre sur pieds !
Dans les nouveautés, il arrive par moment que l’on se retrouve à combattre les éléments, notamment quand les tempêtes se lèvent, ce qui permet de faire péter encore plus de trucs que nos ennemis se prendront allègrement dans la tronche, rendant l’action encore plus spectaculaire. Parce que c’est bien ça. Gears of War 4 vend du spectacle. Mention spéciale au dernier acte d’ailleurs, jouissif à souhaits.

Malgré des bastons parfois difficiles en vétéran, le jeu nous oblige souvent à réfléchir à des tactiques pour passer une zone sans mourir. Bien que le fait de tomber au sol ne signifie pas immédiatement que l’on doit recommencer, certains boss ont tout de même été relativement coriaces et auront demandé plusieurs essais. Heureusement, nous avons toujours fini par trouver LA méthode pour les vaincre sans se faire dégommer. Bourrin, mais bourrin intello !
Seul bémol à mon goût, l’intégration dans certains passages de la campagne du mode Horde, qui consiste à repousser des vagues successives d’ennemis. Je regrette un peu cette immersion d’un mode multi qui est excellent pour ce qu’il est, mais qui n’apporte pas grand chose dans son fonctionnement à la partie. Ce n’est pas dramatique en soit, juste un peu moins bien.

 

gears-4-review-1« Viens voir maman ! »

 

Il reste un point que je n’ai pas traité : l’habillage général. Graphiquement, le jeu alterne le magnifique et le très bon. Si certains passages peuvent être un poil en dessous, c’est très largement compensé par l’esthétique d’ensemble qui est juste somptueuse. Les jeux d’ombre parfois grandioses, le nombre de choses affichées à l’écran, tout ça avec une fluidité exemplaire, nous en ont mis plein la vue. Il est vrai que ça gicle beaucoup, mais bon, taillader du Locuste à coût de tronçonneuse Lanzor n’a aucun équivalent sur Terre.
De son côté, la bande son rempli parfaitement son office. La musique épique des phases de combat alterne sans aucun soucis avec des thèmes plus calmes, plus sombres, lors de l’exploration. Les sons des explosions et les bruitages généraux des armes ou des ennemis sont excellents.
Enfin, le doublage français est toujours aussi bon. GoW caricature gentiment le genre action et les voix burnées façon années 80/90 sont absolument parfaites. Même Kait est par moment terriblement badass.

 

gears4_e3_2016_3_jd« Allez viens faire la guerre, on est bien… »

 

A l’instar de Gears of War: Ultimate Edition que nous avons terminé il y’a quelques mois de cela, GoW 4 est donc sans surprise un jeu que l’on sur-recommande à toute personne souhaitant un jeu d’action mélangeant le gore et l’explosif, sans aucun répit. Nous regretterons peut-être une fin un poil expéditive qui intervient après un acte grandiose, mais bon… Ca nous met en appétit pour le prochain épisode !

 

L’avis de Bounce :
Du bourrin grandiose. Du bourrin oui, mais foncer tête baissée sans regarder ce qui se passe c’est très dangereux. Il nous aura fallu recommencer certains boss de nombreuses fois pour se rendre compte que c’est pas si difficile quand on s’y prend bien. Je pense d’ailleurs que le mode vétéran est le plus équilibré entre défouraillage et stratégie. J’ai également pris beaucoup de plaisir à jouer Kait, parce que c’est un personnage féminin et que son histoire m’a plu.

Des personnages cool, des décors somptueux, un gameplay qui fonctionne très bien et de la co-op. Un titre vraiment très intéressant donc. Son seul défaut étant de ne pas être sur Steam mais seulement sur le Microsoft Store qui est catastrophique. Mais on a beaucoup kiffé alors c’est pardonné.

 

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Apoc

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